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« Cannabis et chômage | Main | Le parti socialiste, ou le degré zéro de la responsabilité et du respect des citoyens. »

December 13, 2006

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Comments

Penelope

C’est bien d’écrire tous cela et quelle est la solution ???
Juste je n’ai pas aimé cette phrase :
Un de plus parmi ces égoïstes non républicains qui refusent de partager leur gros gâteau !
Définition de république :La France de Pétain était une république, le Chili de Pinochet aussi, de même que l’Iran de Khomeini, l’Argentine de Videla, l’Afrique du Sud de Botha ou l’Amérique des lobbies et de la ségrégation raciale. Une république est une forme de gouvernement dans lequel le chef de l'État n'est pas un monarque (ce terme désigne également un état ainsi gouverné). Ce mot provient du latin res publica, la « chose publique », et suggère le contrôle de l'État par l'ensemble de la population
Je lis une petite haine envers ses riches dans cette phrase ! Personnellement :
Je suis endettée, j’essaie de m’en sortir… Cette phrase n’a rien à faire là !!!
Parlons de l’ISF :
l'ISF est un raket pur et simple et un de plus !!!
C et impôt est un impôt collectiviste, inégalitaire et entravant le droit à la propriété privée ?non ?
On parle du problème de l’ISF, mais il y en a d’autres…
Il n’y a pas que les riches qui partent…Et les autres français, pourquoi partent-ils???
Et, ceux aussi qui travaillent en mer (ex : les croisières : Est-ce qu’on en parle ?ils ne payent pas d’impôts ! Si on faisait une enquête chez Costa croisière ?Ce serait sûrement eux à la une des journaux demain…
Vous nous parlez d’étude dans votre essai, mais nous ce qu’on désire c’est une solution et non lire des études sont faites par des anonymes…
Merci

denamiel

Plus que tel ou tel impôt/prélèvement, c'est leur incroyable accumulation qui fait de ceux qui ne partent pas des héros.
Car enfin, lorsqu'un dirigeant d'une grande entreprise se permet une rémunération de footeux, le calcul est édifiant de ce qu'il laissera à ses enfants dans 20 ans sur une base de 100 de rémunération brute:

- Rémunération chargée: 1400
- Rémunération brute 1000
- Rémunération nette 770
- Aprés IRPP 40% 462
- Aprés ISF 2%/20 ans 277
- Aprés succession 40% 166

Des 1400 de départ, il restera 166 à ses héritiers.

Soit 11,88%!

Bien sûr, il n'est pas à plaindre. Mais quand même!

pascal comas

Penelope,

Merci pour vos commentaires. Vous n'avez juste pas saisi l'ironie de ma phrase "parmi ces égoïstes non républicains qui refusent de partager leur gros gâteau", dans laquelle je me moque de la tournure d'esprit de ceux qui critiquent et jalousent les riches, et sont pour un maintien ou un renforcement de l'ISF. Ils sont fidèles en cela à cette tradition française qui est de couper toutes les têtes qui dépassent, qu'elles soient royales, cléricales ou industrielles, seules les élites issues du corps de l'Etat étant tolérées, avec les gladiateurs des terrains de foot... Oui l'ISF est un racket, comme je l'écris et le démontre dans mon essai "Pensées à rebrousse-poil". Comme beaucoup de gens victime de cet impôt, vous preferez bien sûr une solution plutôt que des études menées par des inconnus comme moi. Je vous comprends.
De mon côté je préférerais aussi, par exemple, qu'on interdise de circulation tous les scooters au pots d'échappement trafiqués qui agressent mes oreilles dans la rue, plutôt que de voir publier des études non suivies d'actions sur l'impact des nuisances sonores sur le stress et la santé.
Mais vous remarquerez deux choses : sur l'ISF, les plus connus ont tendance à la fermer, pour ne pas se mettre a dos les 70% de français qui ont une opinion favorable sur cet impôt.
Et si la plupart des problèmes ne se resolvent pas en 5mn sans rien faire, beaucoup trouvent une solution par les efforts constructifs, constants et collectifs de citoyens concernés et motivés qui font peu à peu basculer l'opinion... avec l'aide de phénomènes révélateurs de certaines absurdités. Je pense qu'avec nos commentaires sur le départ de Johnny Hallyday, nous contribuons, à notre échelle, a cette prise de conscience.

Cordialement

Pascal Comas

Penelope

Cher Pascal, merci de m’avoir répondu, je voulais juste rajouter une chose sur cette impot :
Les personnes taxées par cet impot, ont travaillé en France et…excédées, ils prennent tous la fuite !!!Ils ont contribué jusqu’au bout et je trouve cela déplorable qu’on les pousse après avoir servi la France en popularité ou en images et même en tant « qu ‘ambassadeurs », qu’ils nous quittent !!!
Michel Charasse, créateur de l'IGF qui devint l'ISF, avait quand même déclaré : « C'était naïf de créer l’ISF en 1981, c’était bête de le rétablir en 1988.
En 1986, Jacques Chirac a voulu supprimer cette impot, ils lui sont tous tombés dessus…
1986/2007 : 21 ans après, nous verrons bien…
Concernant les nuisances sonores, pourquoi pas une taxe comme pour les 4X4 ???

pascal comas

Penelope,

Concernant les scooters, pourquoi passer encore une fois par cette manie française des taxes ? Techniquement, les scooters silencieux existent. Je crois même qu'ils sortent tous d'usines ainsi, avec un niveau sonore très acceptable. Le problème est que beaucoup d'adolescents ou moins jeunes trafiquent les carburateurs ou je ne sais quelle piece pour faire plus de bruit et impressionner les filles... La solution est donc simple : amendes dissuasives pour tous les scooters trafiqués, consignes à la police de ne rien laisser passer, et le problème est réglé. Pourquoi on ne fait rien ? Electoralement ça coûte cher de fâcher les jeunes, de la même manière que pour l'ISF ça coûte cher de fâcher tous ceux qui veulent faire payer les riches...

Penelope

Pensez-vous, que tous ces blogs et discussions servent à changer quelques choses?
Votre étude sur l'ISF provient de quelle source?
Nos échanges d’idées ne sont pas des pétitions…
Cordialement
Penelope Dumas

Penelope

Je sens un écœurements à être français! Ais-je raison???
Je cite vos phrases:"cette manie française" ou Tristement symptomatique de l’exception française...
Penelope Dumas

pascal comas

Mon étude sur l'ISF est le résultat d'un long travail d'enquête : elle est la synthèse de témoignages d'entrepreneurs, d'études et articles portant sur le sujet, et d'analyses personnelles. Elle décrit cet impôt et sa nocivité de multiples manières, et à travers des approches économiques, fiscales, sociales, internationales, historiques et constitutionnelles. Elle est à ce jour l'étude la plus complète que je connaisse sur le sujet...
Pour répondre a votre dernier commentaire, écoeurement est un mot qui convient assez bien pour décrire le sentiment éprouvé par de nombreux français lucides et entreprenants face au gâchis économique auquel nous assistons depuis 25 ans. La plupart des politiques ont troqué la compétence et le courage contre une pitoyable démagogie solidariste assortie d'un racket envers les créateurs de richesses. Pour un Johnny qui peut se permettre d'échapper à la tonsure, il y a des dizaines de citoyens contraints de subir les atteintes à la liberté et à la propriété que notre pays réserve à tous les gens aisés (excepté certains hauts fonctionnaires, politiques, et tricheurs).
Je suis personnellement écoeuré par la mise en scène permanente des bons sentiments, prétexte pour un solidarisme qui est pour beaucoup une manière hypocrite de soulager leur jalousie, leur haine des "riches" ou de masquer leur incompétence en matière de propositions. Ecoeuré de voir un pays qui a tant d'atouts les gâcher avec autant de bêtise et de mensonges...

larcher

Bonjour,
Vous ne pouvez pas dire que Johnny quitte la France pour échapper à l'ISF.
Parce que:
1) il n'a pas été capable de devenir riche jusqu'à maintenant et c'est justement pour essayer enfin de le devenir qu'il s'en va; ne le comparez pas aux grands industriels
2) il faut savoir compter: quelqu'un comme Johnny paye au mieux quelques centaines de milliers d'euros d'ISF (et encore je suis sûr qu'il n'y arrive pas), alors que son impôt sur le revenu est de plusieurs millions, c'est ça qui va baisser en Suisse.
Vous ne pouvez pas lutter contre 30 fois moins d'impôt et ce n'est pas l'ISF qui fait la différence; pour la plupart des assujettis à l'ISF, ils payent plus d'impôts locaux que d'ISF!
Pour ceux qui savent gérer leur argent, l'ISF n'est qu'une incitation supplémentaire à maximiser le rendement de leur patrimoine et en ce sens il est économiquement valable.
Pour ceux pour qui il est confiscatoire, ce n'est que la traduction de leur incompétence à dormir sur un patrimoine inutile.

Antoine

La vraie question n'est pas pourquoi Johnny part en Suisse, à vrai dire on s'en fout un peu de sa feuille d'impôt, mais pourquoi les riches Danois, Suèdois, Finlandais ne viennent pas chez nous fuir leur pays : leurs taux d'imposition sont supérieurs à ceux de la France !
Vraiment pas malins, les gens du nord !!!

Amusant, le petit calcul du rapport imposition/revenus. Le collègue oublie les abattements, la progressivité de l'IRPP. Ce qui change substanciellement le résultat...

Les impôts, je suis ni pour ni contre, par contre je suis pour que l'on dise et décide des dépenses et de leur mode de financement. Vous voulez des hôpitaux avec des medecins et des infirmiers dedans, des routes, des écoles, etc, faut peut-être payer les gens et les bâtiments, non ?

Baisser les impôts, qui peut être contre ? Mais il faut dire clairement ce que l'on va supprimer comme dépenses ! Et là je crois que l'on va pas être d'accord !!

Cordialement,

pascal comas

Merci pour vos commentaires.
Je répondrai dans l'ordre a M.Larcher et à Antoine.
Dire que ce n'est pas l'ISF qui fait la difference témoigne d'une profonde ignorance des mobiles qui poussent nos grandes fortunes à s'exiler. ISF mis à part, le taux d'imposition cumulé des hauts revenus est déjà de 60% en comptant la CSG, et sans compter toutes les autres taxations (impots locaux, TVA, droits de succession...).
Rappelons que selon la Constitution allemande, la Commission Européenne et le Conseil Constitutionnel français, l'impôt est jugé confiscatoire au delà de 50% des revenus. Autrement dit qu'il constitue une atteinte à la propriété, et donc à la liberté.
Avec l'ISF, le prélèvement annuel représente 71% des revenus du contribuable, et pour beaucoup il est la goutte qui fait déborder le vase. La preuve en est que beaucoup d'entrepreneurs s'exilent au moment de la vente de leur entreprise, étant exonérés d'ISF sur leurs parts tant qu'ils en sont détenteurs.
Venons-en maintenant à la théorie selon laquelle " l'ISF n'est qu'une incitation supplémentaire à maximiser le rendement de leur patrimoine" et selon laquelle "pour ceux pour qui il est confiscatoire, ce n'est que la traduction de leur incompétence à dormir sur un patrimoine inutile"... Cette théorie, que j'ai déjà rencontré, reflète une vision des choses dénotant à la fois d'une forte présomption et d'une totale ignorance de cet impôt.
Elle suppose en effet que celui qui la formule serait plus malin que tous les chefs d'entreprises de grande envergure, sportifs ou artistes qui ont choisi l'exil. Et plus habile que les conseillers fiscaux de premier ordre qu'ils ont les moyens de se payer. Mais c'est le propre des gens qui ne savent pas que de se croire plus malin que les autres.
Pour répondre à Antoine sur les gens du Nord, rappelons deux choses : les sociétés scandinaves fonctionnent sur un contrat social ou tout le monde a des devoirs et des droits, et ou il y a un relatif consensus et respect des accords passés de part et d'autre.
La France fonctionne encore sur un modèle de lutte des classes, ou les pauvres, les chômeurs et les fonctionnaires n'ont que des droits, et les créateurs de richesses les devoirs de payer toujours plus et de la fermer.
Ne nous étonnons donc pas que les comportements divergent quelque peu.
Malgré cela il y a bien des exils fiscaux depuis la Scandinavie, le plus célèbre étant celui du patron d'IKEA (vers la Suisse et certainement pas vers la France...pas fou ! )
Enfin, être contre l'ISF, et même être libéral ne signifie en aucune manière être contre les impôts pour une proportion variable (selon les contextes nationaux) de services régaliens et d'assistance aux plus faibles.
Rappelons donc sans cesse cette evidence si difficile à perçevoir pour beaucoup en France. L'impôt est prélevé sur la création de richesses. Au delà d'un certain niveau de prélèvement, les patrimoines et les capacités d'investissement s'exilent et les richesses vont se créer ailleurs. Si bien que les ressources disponibles pour le financement des routes, des hopitaux, des crêches, des écoles diminuent. C'est ainsi que les capacités d'investissements sociaux deviennent inférieures avec un taux d'imposition global de 70% sur les plus hauts revenus qu'avec ce qu'elles seraient avec un taux de seulement...30% ! Et c'est bien parce que les politiques sont incapables de comprendre, d'admettre ou d'expliquer ce paradoxe apparent que la France crée sans cesse de nouveaux pauvres, de nouveaux SDF, de nouveaux précaires et de nouveaux déficits...

Cordialement

Pascal Comas

Naibed

Par ailleurs, il serait aussi bon de crever, une fois pour toutes, le bobard du soi-disant modèle social "magique" des pays nordiques. Ainsi, les suédois ont tout mis en oeuvre pour réduire une dette publique qui était excessive au début des années 1990. L'administration a été largement décentralisée et privatisée, avec des agences semi-publiques ou à capital mixte, et largement autonomes et responsables (dans le cadre d'un contrat de gestion, l'état évaluant leurs performances). Il n'y a pratiquement plus de fonctionnaires au sens français du terme: les agents peuvent être licenciés (avec préavis), les échelles salariales générales ont été abolies, la grande majorité des salariés ont une rémunération individualisée, etc. .. Par ailleurs, le modèle social est également en train de changer dans tous les états scandinaves, et les dépenses sociales ont subi des coupes souvent importantes : même au Danemark, pays producteur et exportateurs d'hydrocarbures, connu pour sa générosité en matière sociale, le modèle de la protection sociale universelle est remis en question, et considéré comme "contre-intuitif" du côté des aspects redistributilfs. Autre exemple: la Suède fut un des premiers états européen à revoir son système de retraite en profondeur, et à le réformer.

Certes, les pays nordiques ont réussi, jusqu'à présent, à maintenir une bonne protection sociale, sans trop porter atteinte à la croissance économique, mais au prix néanmoins de coupes sérieuses dans les dépenses sociales et les dépenses publiques, car ils ne sont pas dogmatiques, et ils savent désormais qu'ils sont exposés au déclin, s'ils se contentent de vivre sur leurs acquits. Voilà pourquoi le modèle scandinave d'aujourd'hui est surtout un modèle en perpétuelle évolution, un modèle doté d'une grande capacité à se remettre en cause et à s'adapter au changement. Le haut niveau d'éducation, une vision plutôt positive et volontaire vis-à-vis du changement, une bonne confiance et une bonne estime de soi (sans excès, et toujours pondéré par un regard autocritique) doivent y aider.

Une seule chose est donc sûre, pour les scandinaves: le « modèle scandinave » à l'ancienne est fini. A l'origine de la grave récession économique de la fin des années '80 et de l'accroissement du déficit public à cette époque (qui mangeait toute marge de manoeuvre budgétaire) et absolument incapable d'y faire face, ce modèle est définitivement considéré comme non-viable, dépassé, périmé. Les scandinaves n'ont pas attendu qu'il soit devenu complètement invivable: ils ont tiré les leçons et passent à autre chose: ... le libéralisme.
Et leur combat pour le changement continue. Celui des français, lui, n'en finit pas de commencer...

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